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Le climat et le Web: Réduire de 80% le poids des pages

L'accord de Paris (COP21) a eu lieu en 2015. Cette année-là, le poids moyen d'une page web tournait autour de 2,3 Mo. Aujourd'hui ça ressemble davantage à 6,0 Mo.

Même si ces mesures ne sont pas complètement représentatives, elles illustrent tout de même une tendance que nous observons empiriquement tous les jours: énormément de sites web souffrent de surpoids.

Pour contenir le réchauffement à 1.5°C par rapport aux températures de l'époque pré-industrielle, le GIEC nous dit, qu'idéalement, il faut réduire nos émissions d'environ de 80%.

Alors comment l'industrie du web peut faire sa part? Tout simplement en se donnant une mesure étalon à ne pas dépasser. Un budget par page en kilo-octet.

Pour des raisons évidentes, nous ne pouvons pas nous servir d'une mesure pré-industrielle. Je suggère donc de prendre celle de 2015 que j'invoquais au début, et d'en retirer le 80% proposé par le GIEC (2300 Ko – 80%) … Cela nous donne un poids type de 460 Ko par page.

Évidemment, en bas de cela, ça serait encore mieux, ou aller jusqu'à 512 Ko, aurait tout de même tout un impact et ferait une vraie différence.

Nous pourrions ne pas nous donner de limite et héberger nos sites chez des hébergeurs dont l'électricité est produite avec des énergies renouvelables. Mais, cette croissance infinie demande toujours plus de ressources au niveau du matériel et nous conduit à l'obsolescence programmée.

Et selon les statistiques, le principal impact négatif d'un objet sur l'environnement, vient des processus d'extraction et de production.

Conclusion

Je ne me fais pas d'illusion sur le niveau d'engagement de l'industrie du numérique pour contrer les bouleversements écologiques. C'est un milieu où l'on glorifie la complexité et le solutionnisme technologique avant l'éthique.

Toutefois, je crois qu'un certain leadership de la part des concepteurs et des clients pourraient faire tourner le vent dans la bonne direction.


Sources: