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Les lions et les autres

L’idée que la situation actuelle est inchangeable est profondément encrée chez les gens. Pourtant plusieurs d’entre-nous sommes d’accord pour dire que le monde ne tourne pas rond, qu’une minorité en exploite une majorité: Les 1% les plus riches détenaient, en 2000, 40% de la richesse mondiale, et les 10% les plus riches 85%.

Cependant peu sont enclin à croire que notre civilisation peut-être basée sur autre chose que l’exploitation et l’argent; Ils comparent ça à la nature : « Le plus fort bouffe le plus faible », « la vie est ainsi faite, c’est la sélection naturelle », etc … Personnelement je serais porté à croire que c’est faux et que c’est une mauvaise compréhension de ce qui ce passse chez les autres espèces.

Je suis sûr que dans la nature nous retrouvons autant d’exemples de coopération et de symbiose que de prédation. De plus, les prédateurs n’exploitent pas les espèces qui constitues leurs proies, non, ils se contentent de prendre la quantité de nourriture nécessaire; Ils ne surexploitent pas le ressource à leur seul avantage … Les lions n’exploitent pas les gazelles, les gnus, les zèbres dans le but d’être les seules bénéficiaires de la ressources. Les guépards, les hiènes, les vautours et tous les autres carnivores ont leur part du gâteau.

Si quelques individus de ces groupes tentaient de prendre le contrôle des ressources nécessaires à la survie de tous, ils mettraient en danger leur espèce et beaucoup d’autres, à long terme ça serait contre-productif. Les prédateurs ne se conduisent pas ainsi, car c’est contre-nature.

Alors pourquoi donc les humains le font-ils ? Je sais pas ! Les lions ne sont pas plus importants que les autres animaux parce qu’ils sont supposément en haut de la chaîne alimentaire, ils sont là parce qu’ils sont nécessaire à un équilibre plus grand; Ils sont un maillon parmis d’autres dans une immense chaîne globale.

Juste d’appeler le lion le roi des animaux contribue à l’incompréhension et la désinformation; Cela semble banale mais cette simple affirmation déforme notre perception de la réalité.

Alors comment changer les choses sans fabriquer de nouvelles illusions de ce type. Comment changer les choses sans créer des institutions qui prendront avec le temps plus d’importance que les ojectifs initiaux ? Comment vouloir changer les choses sans être récupéré ? Comment changer les choses sans utiliser les vieux systèmes, sans tomber dans les pièges de ceux à qui profitent tous ces mensonges ?

Je ne le sais pas encore, ça ne sera pas facile, mais ce n’est sûrement pas utopique !